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 WA- Exercice n°2 Voir la page du message 
De : Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen
Date : Mercredi 20 septembre 2006 à 19:38:36
Votre mission, si vous l'accepter, sera de provoquer des émotions chez vos lecteurs. Toujours en restant avec "La Cigale et la Fourmi":
- dans le texte A, faites-nous pleurer! Mais pleurer pour de vrai, sans trop d'emphase, justement...
- dans le texte B, faites-nous rire!

Vous avez 15 jours, jusqu'au jeudi 5 octobre. et n'oubliez pas pour autant "Poussière de lune!"
Narwa Roquen, qui prépare ses kleenex


  
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Réponses à ce message :
Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2006-09-20 19:44:39 

 RéactionDétails
Difficile, cet exercice!!!!

Autant pour le premier, on pouvait s'appuyer sur des "règles du genre", autant là... Si quelqu'un connaissait la recette technique pour faire rire ou pleurer, ça se saurait. Je sens que je n'ai pas fini de réécrire et de raturer mes copies, d'autant plus que pour l'exercice précédent, je pensais qu'elle ferait vraiment peine, ma cigale lyrique, mais une copine l'a lu devant moi avec le sourire... Snif...


Elemm', qui se prépare déjà psychologiquement à obtenir un D :(

Ce message a été lu 4028 fois
Netra  Ecrire à Netra

2006-09-21 19:59:03 

 WA-participation-exercice n°2, première partieDétails
Texte A : La Fourmi

C'est l'été, et je la regarde. Elle est dehors, tranquille, à jouer de la guitare sur une meule de foin fraîche. Qu'elle doit fleurer bon le blé mûr, cette botte ! Et que son chant doit être agréable ! Mais je ne peux ni entendre son chant, ni humer le parfum de la campagne. Je dois continuer à travailler. Ce n'est pas pour moi, je m'en fiche, mais eux, ils sont petits, ils ont besoin de pouvoir manger à leur faim, toute l'année, pour grandir. Il en naît chaque jour, et je dois les nourrir. Je les aime tous très tendrement, donc jene dois pas faire d'erreurs. Si l'un d'eux mourait par ma faute, mon dieu ! Je crois que je ne le supporterai pas. Ils sont si fragiles ! Personne ne doit le savoir. Ce serait si facile, après, de nous détruire !
Comme tous les miens, je ne suis guère aimée des gens de la forêt. Tous ceux-là qui passent sans rien faire, qui n'ont qu'eux à s'occuper, nous les envions. Mais nous avons cette tâche à remplir, des vies dépendent de nous. Vous le comprenez, ça, vous autres, dehors ? Ce n'est pas une portée de six ou sept bébés que nous avons à charge ! Il sont des centaines, dans un équilibre précaire que nous tentons de maintenir. Il arrive que ce soit en vain.
Elle chante toujours. Qu'elle a de la chance ! Le soleil est si beau, dehors ! Il doit faire bon s'y prélasser ! Encore un inassouvissable désir... J'aimerai l'entendre chanter. Eux, ils l'entendront, du moins ceux qui ne seront pas nurses, comme moi... Ils seront nombreux, j'espère...

L'hiver. Je l'ai vu venir. De loin. Les petits ont faim, mais nous avons encore assez pour finir la mauvaise saison. Tiens, on frappe...
J'ai refermé la porte. C'était la Cigale. Elle voulait à manger. Je ne peux pas. Je ne lui ai rien donné. Je n'en ai pas le droit. J'ai joué ce rôle que j'ai tant joué auprès de ceux du dehors, la fille rêche, hautaine, sans coeur. Le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas leur hurler leur chance à la figure. Ne pas leur hurler qu'ils étaient libres, eux, qu'il fallait qu'ils le restent, que je ne souhaitais à personne d'être ce que j'étais, ma propre esclave, bannie à jamais du soleil !
J'aurai pu, oui, lui donner quelque chose. Et puis, d'autres seraient venus. Tous auraient demandés. Les petits serainet morts. Je ne pouvais pas prendre ce risque. Me pardonnera-t-elle ? La reverais-je chanter ? J'en doute. Je me dégoûte moi-même d'être si égoïste. Elle chante si bien ! Elle a tout ce que je n'ai pas et n'aurai jamais. Elle est sans doute condamnée à mourir. Elle le fera dans la gloire des artistes. On l'aimera encore dans des siècles, la Cigale si généreuse qui offrait son chant à qui pouvait l'entendre... Moi, je ne suis guère condamnée qu'à être haïe. Mon meilleur lot sera peut-être l'indifférence. Ils seront des générations d'artistes et de poètes à me détester. J'assume. Je me fiche de ce qu'on pensera de moi ma mort passée. Les petits, eux, vivront. Ils m'oublieront dès qu'ils seront grands, et c'est mieux ainsi. Le présent est le présent. Je n'ai pas envie de penser à hier, pas envie de m'enterrer vivante dans le regret du passé et la crainte de l'avenir. Je préfère oublier le premier et prévenir le second. Ainsi, ils vivront. Peut-être qu'alors, je me dégoûterai un peu moins. Je ne sais pas. Je suis plus vieille que je ne pensais. Je rejoindrai bientôt la Cigale. Pardon, Cigale. Enfants, au revoir.

Texte A (bis) : La Cigale

Il faisait si beau cet été... J'étais heureuse, vous savez ! Oh, oui, j'ai été heureuse autrefois. Qui s'en souvient encore ? Même moi, il m'arrive de l'oublier. D'oublier que j'ai vécu et donné du bonheur. Je ne pensais guère à l'avenir. Je chantais, espérant que mes mélodies allégeraient les coeurs alourdis par le souci et la peine.
Je ne chante plus. J'ai perdu ma voix, le vent d'hiver me l'a volée. Et je vais mourir. Voilà. Que voulez-vous que je vous dise encore ? Laissez-moi, s'il vous plaît. Je suis pudique, vous savez, en dépit des apparences. Je ne veux pas qu'on contemple ma mort comme on a contemplé ma vie. Je voudrais tirer le rideau sur une salle vide. Ca me ferait trop mal de savoir qu'il y a encore des gens prêts à m'écouter. Je ne pourrais les satisfaire, vous comprenez ?
Bien sûr, je suis une idiote. J'aurais dû voir un peu plus loin, mais je ne voulais pas. J'avais peur. C'est effrayant, l'avenir, quant on est jeune. Mais vous aussi, vous avez été jeune, vous le savez. Elle, elle a dû l'oublier. Ou peut-être n'a-t-elle pas eu d'enfance. Je ne sais pas. Je n'ai pas le courage de retourner lui demander.
Maintenant, j'ai encore plus peur. Je tremble, et ce n'est plus de froid. Mon corps est bien trop engourdi pour cela. Dites, pourquoi ne partez-vous pas ? Voulez-vous donc rester avec moi ? Voulez-vous être le dernier spectateur de la salle ? Tirer le rideau ? Je veux bien, si c'est vous. De toute façon, il est trop tard pour moi, je le sais, et je ne veux pas. Je voudrais tant pouvoir chanter...
Le froid a casé une à une les cordes de ma guitare. Le vent a tué ma voix. Je n'ai plus rien. Elle aurait pu faire quelque chose. Elle ne l'a pas fait. J'étais honnête, je comptais vraiment la rembourser ! Elle ne fait jamais confiance aux artistes. Elle m'a claqué la porte au nez. Je la comprends, elle a travaillé toute l'année, elle trimait en me regardant jouer, elle ne disait rien, elle ne se plaignait jamais... Et je viens mendier à sa porte...
Voulez-vous bien m'aider à m'adosser contre cet arbre ? Merci. Je vais essayer de chanter pour vous. Pour le salut final...

On entendit un petit cri mélodieux, et puis le silence revint dans la forêt. Alors il se mit à neiger.
Netra, warrior taille XXXS

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Maedhros  Ecrire à Maedhros

2006-09-22 20:32:37 

 WA - Participation - exercice n°2 (1/2)Détails
MIMESIS


Elle se souvient

La tiédeur de la belle soirée d’été...la Cour Impériale étincelante de mille feux, bruissante de mille chuchotements...la douceur des anges qui pouffent en silence sous les tonnelles...les nuages qui font une ronde dans le ciel couleur turquoise...les couleurs qui éclatent en bouquets vespéraux aux fragrances poivrées...les sourires sous les loups de velours...et l’Empereur qui pose son regard sur elle, ce regard qu’elle connaît bien, pour l’avoir contemplé au creux de la nuit, sous la farandole des lucioles ...non, il ne faut pas se souvenir...

Un frisson plus violent déchire ce mirage.

Elle essaie de secouer la tête mais le froid ankylose peu à peu ses membres. Encore un pas. Encore un autre...Elle a marché longtemps, laissant derrière elle se refermer la saison d’or. En fait, c’est l’hiver qui la pourchasse. Elle sent son haleine glaciale sur sa nuque. La morsure du froid est dangereusement proche. Les feuilles mortes l’enveloppent dans un tourbillon fauve et ocre, linceul végétal qui la pousse et la tire, la tire et la pousse au gré du vent qui souffle des marches du Nord...

Et elle se repart en arrière

Sa voix est claire et haute. Une coupe de vin pétillant au creux de la main, l’Empereur semble perdu dans un songe bleu et or. La Reine, à ses côtés, lui jette des oeillades où la fureur est à peine maîtrisée. Elle chante, insouciante et heureuse...elle est le chant et le reste est néant...Depuis qu’elle est sortie des galeries obscures des Couvents Souterrains, toute son existence est tendue pour accomplir son destin. Une dernière note s’élève dans le ciel qui s’assombrit...comme une dernière fusée qui explose en myriades de sonorités changeantes. Elle ouvre les yeux, laissant son âme regagner son corps, caressée par les fleurs jetées à ses pieds. Comme d’habitude. . Mais il est tard, il lui faut se hâter... dormir un peu car demain, dès l’aube, elle chantera pour célébrer la lumière et la chaleur...la saison d’or... Les règles de son Ordre sont formelles. La Chanteuse consacre son existence à supplier le Soleil de darder ses rayons bienfaiteurs sans faiblir, le plus longtemps possible. Aucune autre occupation ne peut la distraire de cette charge. La force de son chant garantit la force de l’été...car l’été est la plus longue des saisons, savez-vous ?

Un spasme de faim l’agenouille presque au bord du sentier. La forêt est maintenant derrière, les grands arbres se penchent curieusement formant une arche barbelée. Elle aperçoit les premières maisons d’un petit bourg, à quelques jets de pierre. Le crépuscule est descendu des étoiles et il commence doucement à neiger.

« Si tôt dans l’année ? » pense-t-elle « Dieux ! Laissez-moi encore sur ce monde...j’ai chanté tout l’été et les bienfaits ont ruisselé sur l’Empire. Je ne réclame que quelques instants...quelques battements de coeur...quelques instants à aimer...à croire au lendemain...à espérer au miracle...Je sais que mon histoire touche à son terme, que la saison d’or s’est endormie. Mais qu’ai-je fait ? J’ai faim et froid et nulle part où aller ! »

Le temps semble s’écouler à une vitesse irrégulière. Comme dans un rêve éveillé, le manteau blanc se fait plus épais et les maisons ne se rapprochent pas. Elle fait un pas...puis un autre...avec à chaque fois, un effort supplémentaire qui lui arrache une grimace de douleur. A présent, elle parvient difficilement à se libérer de la gangue blanche et gelée. Pas après pas, elle progresse pourtant. Elle peut apercevoir la lueur de la lampe posée contre la fenêtre de la première maisonnée. Se chauffer. Manger quelques miettes pour essayer de passer cette nuit. Revoir encore l’astre du jour se lever au-dessus de l’horizon, telle une promesse d’éternité.

A bout de souffle, à bout de forces, elle s’écroule tout près de la porte. Tout près du salut. Mais elle n’ira pas plus loin. L’écheveau de son existence est complètement déroulé. Les tisseuses silencieuses se sont arrêtées. Elle lève la tête vers les étoiles aveugles mais aucune note ne s’élève dans l’air cristallin...juste quelques grammes de chaleur encore perdus...Un râle déchirant, un coeur qui bat de plus en plus faiblement.

Dans l’image inversée qui se reflète au fond de ses yeux, un rai de lumière se découpe dans l’obscurité de cette nuit d’hiver. La fourmi est là, sur le pas, scrutant le noir, tendant une lanterne devant elle, Mais la lumière qu’elle projette n’est pas assez intense pour signaler la cigale qui s’éteint à quelques pas de là. Juste une forme indistincte se confondant avec les bûches de bois parfaitement rangées sous l’appentis.

« Qui est là ? » appelle la fourmi.

Personne ne répond. La voix s’est tue à jamais. La fourmi, comme à regret, referme alors la porte et retourne à son bonheur douillet. La neige redouble de violence, dans les bourrasques d’un vent qui hurle sa haine. Ces ennemis implacables conjuguent leurs efforts pour ensevelir la pauvre créature. Demain, sur ce tertre funéraire, les enfants construiront un bonhomme des neiges. Ils ne colleront jamais leur oreille contre le flanc rebondi. Jamais ils n’entendront le chant secret et prisonnier, ce chant qui essaie éperdument de franchir la croûte de neige pour rejoindre le ciel lorsque celui est pur et limpide.

M.

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2006-10-04 18:19:46 

 WA-ex 2- ParticipationDétails
A.
J’ai erré tout le jour sans savoir où aller. La Brigade patrouillait dans les rues, dans les squares, et je n’ai pas osé m’asseoir de peur qu’ils ne m’embarquent. Une vieille chanson s’accroche à mes basques, que je fredonne malgré moi comme une litanie insensée :
« Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés... »
Pendant trois nuits j’ai pu trouver refuge dans le vieux tunnel désaffecté. Je n’ai pas fait de feu, je ne voulais pas attirer l’attention – et puis je n’avais plus d’allumettes - mais au moins j’étais à l’abri du vent. Ce matin, les enfants Cafard m’ont délogée à coups de pierres, et comme je protestais, l’aîné, Sal, a crié :
« J’vais le dire à mon père ! »
Depuis je marche. Une pierre a touché mon luth, dont trois cordes se sont cassées. La neige s’est mise à tomber, doucement d’abord, puis à gros flocons. Les rares passants, qui de toute façon me refusaient l’aumône, sont rentrés chez eux. Blanche et transie je marche comme un fantôme dans les rues désertes. Je pense à mon bel amant, Augustin, Cigale de mon coeur... si tendre, si jeune...
« Je vais nous chercher un petit nid pour l’hiver », m’avait-il promis.
Ah, j’aurais dû l’accompagner... Non, j’ai bien fait de le laisser partir. Peut-être un heureux hasard lui aura-t-il fait rencontrer une autre fiancée, plus jeune et plus belle. Car le temps passant, qu’aurait-il fait de moi ? Je n’aurais pas voulu lire un jour dans ses yeux la honte de moi, l’ennui, pire, le dégoût.... J’ai bien fait, mais j’ai froid.
Le vent s’est levé, maintenant, gelant les flocons en un cruel grésil qui me fouette le visage. Je n’irai pas beaucoup plus loin. Je vais frapper à cette porte, advienne que pourra.
Je baragouine quelques mots rauques et sans timbre. Ma voix s’est cassée tout autant que mon espoir. Pour m’approcher un peu plus de la lumineuse chaleur qui se déverse à flots de cette riche demeure, je pose ma main droite sur le montant de la porte. Derrière ses petites lunettes carrées, le regard de la Fourmi me foudroie d’un mépris cinglant qui ne me touche pas. J’ai froid. Puis elle hausse le ton et dans une insulte que je n’entends même plus elle claque la porte à toute volée, comme un couperet qui tombe. Est-ce que j’ai mal ? Je regarde sans y croire quelques gouttes de sang gelé perler au bout de ce qui reste de ma main.
Le ciel s’est obscurci. Je tombe à genoux, je me laisse glisser dans la neige et une douce tiédeur m’envahit. Je ferme les yeux. La neige me recouvre. Je vais pouvoir enfin dormir...
« Séraphine ! Séraphine ! »
C’est l’été, je m’envole dans le ciel limpide, je vole vers toi, Augustin, en chantant ma plus belle chanson...

Au bout de la rue, une silhouette enveloppée dans un long manteau court maladroitement dans la neige en criant :
« Séraphine ! C’est moi ! Je suis revenu ! »





B.
Note : le texte qui suit n’est pas la suite du précédent.

Quelques années plus tard....
D’abord arrivèrent les journalistes, nuée vorace et envahissante, déferlant dans l’allée des Oliviers à grand renfort de micros, caméras et projecteurs. Puis ce fut le Conseil Municipal, banderoles en tête, et Monsieur le Maire Ernest Perce-Oreille drapé dans son écharpe bleue. Enfin, poursuivie par une armée assourdissante de gamins en délire, une longue ( très longue) limousine blanche décapotable se gara en face du numéro 26.
« Leebats ! Leebats ! Leebats ! » scandait la foule en lançant fleurs, confettis et sous-vêtements.
Les quatre passagers de la voiture, Ray-Ban disparaissant presque sous une épaisse frange lissée, sourire usé retenant un vieux pétard, saluaient nonchalamment de leurs mains alourdies par d’énormes bagues. John Cigalonn, le leader, réclama le silence et alla sonner à la porte de la coquette maison blanche. Dame Fourmi vint ouvrir... et fut aussitôt bousculée, happée, jetée dans un fauteuil par la horde enthousiaste et hurlante.
« Le micro est branché ? Un deux un deux...OK, man...C’est avec une grande joie... Quoi ? Plus à gauche ? Là, tu me vois ? C’est avec une grande joie que je reviens aujourd’hui, entouré de mes amis... Paul, au chant et à la guitare... (applaudissements) ...George, à la basse...( applaudissements)... et Ringo... à la batterie ! (applaudissements)... Yeah ! Que je reviens, yeah ! Pour remercier celle qui pour moi représente la bonté incarnée... celle dont la générosité, la prévenance et la gentillesse... m’ont autrefois sauvé la vie ! Et on l’applaudit bien fort ! Dame Cunégonde Fourmi ! »
Aveuglée par la mitraille des flashes, brûlée par la chaleur des spots, étourdie par les cris, les vivats et les effets Larsen, Dame Fourmi se laissa pousser d’un air hagard jusqu’à l’immense table qui avait été dressé dans le jardin. Ernest Perce-Oreille à sa droite lui répétait « Souriez, Dame Fourmi, souriez ! », et John Cigalonn, à sa gauche, ne cessait de remplir son verre, qu’elle vidait consciencieusement sans rien comprendre... Il lui sembla bien voir passer ses bocaux de cerises et son nectar d’abricot, mais l’alcool de poires ( qui avait le même goût que le sien) lui montait à la tête...
Peu avant la nuit, la marée bruyante se retira, laissant ça et là quelques groupes attardés qui discutaient encore, plaques de varech visqueux sur la plage déserte...Dame Fourmi se leva en titubant. Le jardin et la maison n’étaient plus qu’un grand champ de bataille, ou plutôt un champ de ruines – fleurs piétinées, vaisselle cassée, lampes brisées, fauteuils éventrés, tapis déchirés...La porte de la réserve, derrière la cuisine, était restée ouverte. Elle se prit la poitrine à deux mains pour contenir sa douleur. Rien, plus rien, il ne lui restait plus rien...
De loin elle entendit le Maire lui crier :
« Oh, à propos, Dame Fourmi ! Après délibération du Conseil Municipal, cette maison est réquisitionnée ! Nous en ferons le Musée National des Leebats ! Ne vous inquiétez pas, je vous ai trouvé un petit studio dans les HLM du Tunnel... »
Dame Fourmi s’évanouit. Elle n’entendit pas les hurlements de Joe Cafard, qui clamait en vain son innocence entre deux policiers de la Brigade.
« Trafic de drogue, mon lascar, ton compte est bon... »
La limousine blanche reprit la route. Les quatre musiciens , les cheveux au vent, chantaient à tue-tête :
« Let it be, let it be, oh let it be... »
Narwa Roquen,pas en veine d'être drôle, mais revancharde si

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2006-10-04 19:12:52 

 Commentaire généralDétails
Nombre de participations en chute libre! Avez-vous trouvé ça trop difficile ou sans intérêt? Avez-vous manqué de temps? Souhaitez-vous un autre genre d'exercice? Tous vos avis me permettront de mieux vous satisfaire...
Narwa Roquen,pas démago pour deux sous...

Ce message a été lu 4121 fois
Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2006-10-04 19:27:35 

 Commentaire NetraDétails
Texte A
C'est celui que je préfère. J'ai vraiment eu la larme à l'oeil... C'était bien!
Petits détails techniques: " qui n'ont qu'eux à s'occuper": la syntaxe est incorrecte; "qui ne doivent s'occuper que d'eux-mêmes", "qui n'ont à s'occuper que d'eux-mêmes" ...
Le conditionnel est en -ais à la 1° personne, le futur en -ai ( tu as inversé).

Texte B
Ca démarre moins fort, mais ça s'améliore après. J'adore cette idée de "voulez-vous être le dernier spectateur". C'est très bien vu...


Et alors, chez toi, on ne rigole jamais?
Narwa Roquen,et une boîte de Kleenex, une!

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2006-10-04 19:38:45 

 Commentaire MaedhrosDétails
C'est très bien écrit... et c'est dans le sujet! Il y a tout ce qu'il faut, l'alternance bonheur- malheur, la mission à accomplir, la fatalité, et sur le plan technique, le vocabulaire, les changements de rythme... et pourtant, même si j'ai été séduite intellectuellement, je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotion... c'est lisse, trop lisse... Peut-être aurais-tu pu essayer à la première personne, je ne sais pas, je voudrais avoir l'avis des autres faëriens...

Alors, toi non plus, comme Netra, tu ne ris jamais? Je proteste pour la forme, car mon propre texte n'est pas très drôle, mais au moins j'ai essayé!
Narwa Roquen,quand est-ce qu'on rit un peu?

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2006-10-05 17:55:45 

 En ce qui me concerne...Détails
... c'est la difficulté qui m'a bloquée!
Comme je l'avais dit dans mon commentaire, provoquer des émotions aussi poussées que la larme et le rire sont des choses très difficiles, et je n'ai pas réussi à produire quelque chose d'inspiré. De plus, faire rire sur l'histoire de la cigale et la fourmi, ... C'est pas vraiment une histoire drôle! Mais qui sait, peut être que hors délai, il me viendra quelque chose...
Et sinon, je ferai peut-être mieux sur le prochain exercice (que je n'ai pas encore lu :))!

Elemm', écrivain de cours préparatoire devant un sujet de Bac L :)

Ce message a été lu 3880 fois
Estellanara  Ecrire à Estellanara

2006-10-06 17:50:10 

 Eléments d'explicationDétails
Pour moi, plusieurs raisons à ma non-participation :
- défaut de temps vu que j'étais en vacances jusqu'au 1er,
- défaut de temps plus général, comme d'hab, qui fait que je ne garantis nullement pouvoir toujours participer aux exercices,
- exercice reprenant la même base, déjà considérablement exploitée précédemment
- air de déjà vu aussi car certains auteurs de la vague 1 avait déjà fait des textes drôles ou tristes.

L'exercice trois étant complètement novateur, je m'y atellerai sans doutes.
Cela dit, j'aurais bien aimé une réedition de mon exercice perso je/elle afin de lire les participations des autres. Qu'en penses-tu ?
On aurait pu aussi travailler sur les points de vue, un peu comme dans Le shérif a les dents longues, l'épisode de X files pour ceux qui connaissent. le même épisode était raconté deux fois, une avec le point de vue de Mulder et une avec le point de vue de Scully, très très différent. Ca intéresserait quelq'un ?
Il me semble aussi que les exercices devrait peut-être comporter une plus large part d'imagination et une moins large part de ré-interprétation de textes pré-existant pour les exos suivants.

Est', Cendrillon, pour ses 20 ans...

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2006-10-06 19:47:35 

 Je m'expliqueDétails
Je suis sûre, quant à moi, qu'on peut réécrire vingt fois la même histoire en la rendant toujours différente... Allez, peut-être pas vingt... Mais je ne regrette pas ce n°2, car il m'a semblé qu'il suscitait parfois comme un malaise... Non?

Compare les textes de Netra entre le 1 et le 2, et dis-moi s'il n'aurait pas été dommage de se priver du 2...

Le texte à la première personne, c'est prévu, t'inquiète... Le point de vue aussi... Là j'ai voulu trancher un peu...
Je fais exprès de vous priver d'imagination, je sais que vous en avez tous, sinon vous ne seriez pas là; ce que je voudrais, c'est que l'énergie se canalise dans la technique, et ne se cache pas derrière l'imagination. Je sais que c'est frustrant!
Mais bon, j'essaierai d'ouvrir un peu plus les portes la prochaine fois...
Narwa Roquen,sorcière probablement sadique, quoique probablement aussi maso...

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2006-10-06 19:57:17 

 Bon ben ça rouleDétails
cf titre.

Est', d'une grande concision, tiens.

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2006-10-06 20:15:15 

 Il eût été dommage de s'en priver...Détails
Zaime beaucoup !
Mettre les deux textes en vis à vis est une bonne idée fort bien réalisée. Les deux sont équilibrés. Merci d'avoir présenté ma fourmi préférée sous un jour agréable ! Vous finirez aussi par me faire aimer la cigale avec ces textes émouvants !
Le coups des centaines de bébés est très bien joué. Je trouve le second texte très poétique. La cigale qui s'adresse avec nous a failli me tirer une larme. J'aime particulièrement la phrase "Je voudrais tirer le rideau sur une salle vide.". Une bien belle participation, vraiment.

Est', encore en retard.

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Netra  Ecrire à Netra

2006-10-06 21:28:40 

 C'est Zentil ça !!! Détails
Merci, Narwa, Est' pour vos commentaires !!! Et désolé(e) de ne pas avoir pu faire le second texte, il y a eu une panne chez mon serveur, je suis resté(e) une semaine sans Internet (une semaine sans Faeries !!! T_T) Quoique si vous voulez, je peux le faire, mais l'exercice est fini, normalement...

Et pour faire plaisir aux deux, je ne prends parti pour personne, de la Cigale et de la Fourmi, je veux dire. Elles ont chacune fait un choix de vie et elles le suivent. Point. On n'a pas à le leur reprocher. En fait, et contrairement à l'ordre présenté, j'ai commencé par le texte de la Cigale, c'est pour ça qu'il est moins réussi : pas encore bien dans l'ambiance... Après, j'ai inversé les deux textes car, comme l'a fait remarquer Est', la plupart des gens préfèrent la Cigale, donc, j'ai fait passer la Fourmi d'abord, voilà.

Bon, ben je vais faire un sort à Cendrillon, alors...
Netra, si si, on rigole, de temps en temps...

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z653z  Ecrire à z653z

2006-10-09 12:58:03 

 très intéressant cet épisode...Détails
... quoique je l'ai trouvé un peu caricatural...

z653z qui refait court

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Onirian  Ecrire à Onirian

2008-08-22 15:30:01 

 WA-Exercice 2 - Drôle (ou pas)Détails
Au moment de poster, je me rend compte que fait, ce texte n'est pas si drole...
Bon, je le laisse tout de même pour la postérité, en esperant que la premiere phrase au moins vous arrache un sourire ;-)

Les six gales ayant chanté tout l'été,
se trouvèrent fort dépourvues,
lorsque chez un vétérinaire,
l'animal squaté fut rendu.
Pas un seul bout de peau,
qui ne fut traité par le véto.
Elle allèrent crier famine,
chez les lentes leurs voisines,
Les priants de leurs prêter,
un bout de chat pour subsister,
jusqu'a ce que le traitement,
se soit fait purger promptement.
Je vous pairai, lui dit-elle,
de grains trouvés en écuelle !
Intéret et principal.
Les lentes ne sont pas préteuses
C'est là leur moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dirent-elles à ces squateuses
Nuit et jour à tout venant,
Nous creusions pour manger ne vous déplaise,
Vous creusiez ? J'en suis fort aise,
Eh bien, tombez maintenant.


--
Onirian, affabulateur.

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Onirian  Ecrire à Onirian

2008-08-22 15:40:58 

 WA-Exercice 2 - PleursDétails
Parce que la vie est cruelle.

Qu'ils crèvent tous... Eux, là, insectes galeux. Ah, ils étaient beaux les jours de chants, ils étaient sincères les compliments... Créatures stupides, ramassis d'ordures... "Oh Dame cigale, j'aimerai taaaaant être une artiste comme toi !". Ben voyons... Et vous aimeriez aussi vous faire claquer la porte au nez alors que vous mourrez de faim ?
Tous ils m'ont aimé... Et toi aussi fourmi sans coeur. C'était une joie sans nom de te voir passer, de guetter le frétillement de tes antennes, presque malgré toi. Arracher un sourire au plus difficile des publics. Ose me dire que tu n'appréciais pas mes vocalises. Ose prétendre que tu n'as jamais fait de détour pour passer devant moi, pour voler quelques secondes de bonheur auditif.
Et maintenant ? Et maintenant, tu fais un nouveau détour. Je crache sur ton air hautain et dédaigneux. "na na na, j'en suis fort aise, bla bla". Que ton miel se transforme en fiel. Étouffe-toi avec toute ta belle nourriture, celle que tu as amassée pendant que je te divertissais. J'ai allégé tes jours, tu achèves les miens. Où est la logique macabre que je ne saisis pas ?
Tous... Ils sont tous pareil. Amis aux beaux jours, assassin sans pitié le lendemain. Je n'ai plus froid... Est-ce la haine qui me réchauffe ? Non... j'entends déjà la mort qui se moque de la pitoyable cigale, de cette naïve petite créature sans cervelle...
C'est étrange cette lucidité qui précède le grand sommeil. J'ai l'impression de mieux voir les choses... Mais là, qu'est-ce ? Ma vue se trouble à nouveau... Je distingue mal... La fourmi... Elle vient assister à mes funérailles, avec de la nourriture plein la bouche encore... C'en est trop... Adieu.


Comment est-ce possible ? Voir la cigale dans cet état. Affamée, rachitique... Je viens à peine de refermer ma porte sur son regard désespéré, j'en ai les mandibules qui tremblent encore... Les consignes sont claire, aucune ambigüité. "En aucun cas on ne distribue de nourriture, pas même aux fourmis des autres clans". Le message est placardé partout. Martelé dans toutes les têtes depuis toujours. La réponse aux demandes apprise par coeur comme une comptine, dès l'enfance. Avec ce "j'en suis fort aise", phrase assassine, destinée à éviter qu'on y redemande a deux fois.
C'est facile de s'imaginer dire ces horreurs quand on n'est pas confronté à des yeux comme ceux-là. Mais je l'ai pourtant dite. Comment vais-je pouvoir me regarder dans une goutte d'eau après ca ? En fermant cette porte, je l'ai tout simplement tuée. Et puis après... Je ne peux pas tous les sauver !
Oui, mais en sauver une... Sauver celle-là au moins. Ses chants étaient si doux, si mélodieux, si enchanteurs... Combien de fois ais-je fais un détour pour égailler une de mes journées de collecte ? De solide et luisante, la carapace est devenue terne et fragile. De fine, les pattes sont devenues squelettiques. De souple, la démarche est devenue pesante. La voir se mouvoir ainsi, à peine capable de déplacer le poids, pourtant si faible, de son propre corps. Et ses yeux... la tristesse, l'incompréhension... Non, le pire restait autre chose... Le pire, ca a été de voir la dernière chance d'être sauvée se transformer en condamnation à mort. Et l'intolérable, ca a été de voir l'espoir se transformer en haine pure et violente.
Mon dieu, quelle créature suis-je pour pouvoir inspirer une telle haine ? Son regard coula vers le stock de nourriture... Et si je lui donnais ma part ? J'en mourrai probablement, les réserves sont juste... Mais vivre ainsi, qui le pourrai ?


--
Onirian, bien content d'être ni cigale, ni fourmi.

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Onirian  Ecrire à Onirian

2008-08-22 15:46:10 

 Rire et pleurer.Détails
Très difficile. Notamment le rire. Ecrire un texte qui a pour "vocation" a faire rire...
Que ca vienne parfois, en cours d'écriture, pourquoi pas, mais commencer en ayant ca pour objectif, je dois avouer que c'est assez frustrant de ne pas décoler. J'ai posté ce qui m'est venu apres quelques tentatives plus ou moins maladroites.
Bref, galère.

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Onirian, qui préfère rire, mais qui trouve qu'il est plus facile de faire pleurer.

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2008-08-22 19:26:55 

 Tu as raison!!Détails
Il est très difficile de faire rire! C'est pour ça que les vrais bons humoristes sont rares, et que dans le domaine de la fantasy, à part Pratchett... oui mais nous avons Pratchett, quand même!
Ce petit tour d'horizon des styles et des émotions était là juste pour donner un avant-goût des difficultés. Dans la plupart des textes, c'est l'auteur qui choisit s'il est drôle ou pas!
Et puis tu oublies que chaque exercice de WA avait deux semaines pour être envoyé, ce qui permettait de réfléchir, de laisser mûrir... Ce temps de réflexion, où le texte mijote, infuse dans ta tête, est à mon avis indispensable...
Narwa Roquen, toujours en train de mijoter quelque chose...

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2008-08-25 18:55:41 

 Commentaires Onirian, WA n°2, A et BDétails
Texte A
Quelle idée d’aller t’embêter la vie avec de la poésie ! N’est pas La Fontaine qui veut... Certes, le nombre de ses pieds est parfois variable, et ses rimes sont parfois plates et parfois embrassées... mais elles sont en général riches, avec une alternance classique féminines/masculines... Mais où as-tu donc posé le pied, malheureux !
Ceci mis à part, le jeu de mots de départ n’est pas mauvais, l’idée est originale, et tu te débrouilles plutôt bien pour retomber sur tes pattes.
Plus que cinq fautes : c’est le métier qui rentre !

Texte B :
Voilà un bon texte ! D’une part tu trouves une justification presque morale, culturelle en tout cas, à la conduite de la fourmi, et d’autre part tu mets la fin à ta sauce en lui inspirant de nobles sentiments. En faisant parler tes personnages, tu ne laisses pas le lecteur se distancier, donc l’effet produit est plus fort, et l’émotion passe la rampe : c’est exactement ce qu’on cherche ! L’erreur de la cigale, qui croit que la fourmi vient la narguer, et que le lecteur ne comprend qu’à la fin, renforce l’effet dramatique, c’est tout bon !
J’aime beaucoup « que ton miel se transforme en fiel », « j’ai allégé tes jours, tu achèves les miens » ( c’est un bel alexandrin !), et surtout « pouvoir me regarder dans une goutte d’eau ». Tu tiens le bon bout !
Côté orthographe, 10 fautes, surtout des « s » manquants et des accords de verbes.
« Le pire restait autre chose » : tu es au milieu d’un passage au présent (présent, passé composé, ça va ensemble). Cet imparfait-là détonne. Le présent serait mieux.
Dans le dernier paragraphe, la fourmi parle ( ou pense) Puis « Son regard coula vers le stock ». Puis elle reparle. Ca gêne un peu la fluidité. Deux solutions :
- soit tu intègres l’observation dans le discours « quand je vois tout ce stock... »
- soit tu vas à la ligne 2 fois.
Mais comme cette phrase est la seule à n’être pas une pensée, la 1° solution est la meilleure.
J’ai l’impression que cet exercice t’a plu, non ? En tout cas tu t’es libéré, et le résultat est bien agréable à lire.
Narwa Roquen, qui n'oublie personne...

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2008-08-26 16:41:10 

 Commentaire WA 2, OnirianDétails
Je trouve aussi que le premier texte n'atteint pas trop l'objectif demandé (mais personnellement je ne m'étais même pas risquée à un essai, comme quoi, j'peux critiquer!), et peut-être que la forme en vers impose trop de choses (rythme, rimes) pour favoriser l'effet humoristique. Ou alors, il aurait fallu profiter de ça pour créer des effets de surprise (je ne sais plus comment on appelle ça en poésie, quand le dernier mot d'une phrase est sur le vers suivant), poser le dernier mot, drôle, là où on ne l'attend pas. Mais bon, facile à dire, moins facile à faire!!

Par contre, le texte B est très bon. Les émotions sont bien décrites et communicatives, on ressent la haine désespérée de la cigale et la culpabilité de la fourmi. Celui-ci, clap clap clap, c'est réussi!

Elemm', qui court après les lectures de retard...

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Onirian  Ecrire à Onirian

2008-08-26 16:52:36 

 Réponse à la réponse.Détails
Pour la poésie, c'est vrai que j'ai peu (pas ?) tenus compte de toutes les règles qui régissent ce genre. Je suis parti sur une blagounette, et j'ai suivi pour voir ou ca pouvais mener, sans trop me prendre la tête.

Pour le second texte, l'imparfait qui détonne est bien vu. La phrase me choquait déjà, mais je n'avais pas réussi à déterminer pourquoi, et les autres formulations que j'ai tenté étaient pire.

Pour le regard qui coule vers le stock, là, je dois avouer que j'étais passé complètement à coté. Mais maintenant que tu as pointé le doigt dessus, je ne vois plus que ça !

Narwa Roquen a dit :

J’ai l’impression que cet exercice t’a plu, non ? En tout cas tu t’es libéré, et le résultat est bien agréable à lire.



C'est le cinquième texte que j'écris dans le cadre de WA (sans compter celui sur Cendrillon qui est quasiment fini), qui sont, justement, cadré. Et j'ai l'impression que le plus difficile a faire, c'est encore la toute première idée/phrase.
"Qu'ils crèvent tous...", à partir de là, j'ai chopé l'état d'esprit qui va bien, et sans aller jusqu'a dire que ca coule tout seul, parce que c'est pas non plus vraiment le cas, ca donne une direction qui aide vraiment. Et c'est vrai que c'est plaisant de se couler dans des émotions comme ça.

En tout cas, ca fait vachement plaisir à lire ;-))

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z653z  Ecrire à z653z

2008-09-12 13:49:02 

 C'est assez drôle...Détails
... parce que c'est décalé et surprenant.

Mon Word corrige "squatté" "paierai" "Intérêt" "préteuses" et "squatteuses".

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z653z  Ecrire à z653z

2008-09-12 13:57:33 

 C'est bien trouvé...Détails
... la raison de la "radinerie" de la fourmi.
Et on est vraiment secoué par leurs sentiments.

A très bientôt sur les thèmes de la WA :)

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2008-10-03 16:07:33 

 Exercice 2 : Onirian => CommentaireDétails
Commençons par le drôle. Ca ne manque pas d’idée, ni d’humour, tout ça ! Si elles sont six, c’est « Je vous paierai, lui dirent-elle ».

Le triste. Bien vue la goutte d’eau comme miroir. Aïe, attention aux fautes ! La première partie est un peu terne mais la deuxième n’est pas mal du tout. Les scrupules de la fourmi sont bien rendus et pour une fois, quelqu'un prend la défense de la pauvre bête, qui a ses raisons.

Est', en pleine lecture.

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