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 Commentaire Maedhros, exercice n°56 Voir la page du message Afficher le message parent
De : Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen
Date : Jeudi 19 mars 2009 à 23:13:50
TU L'AS FAIT! Tu as eu la force de surmonter ta répugnance et le courage de te lancer: rien que pour ça, smack! Tu continues à me surprendre!
Qui plus est pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. C'est du pur Maedhros, et ça passe la rampe! Bien sûr, ce n'est pas un texte facile. C'est un questionnement sartrien sur l'Identité dans le Temps, avec un personnage qui me rappelle un peu Goetz dans l'acte I de "Le Diable et le Bon Dieu": lui aussi préfère prendre plutôt que recevoir. C'est un texte dépouillé à l'extrême: aucun repère temporel, un décor réduit au minimum, les personnages n'ont rien qui leur appartienne, même pas un nom. Deux personnages. On est dans l'essentiel. Et puis de deux, tu en fais quatre, et nous revoilà dans la spirale infernale, à essayer de ne pas perdre pied. Je me souviens avoir ressenti la même sensation de vertige en allant voir une pièce de Sartre, avec les acteurs qui ne s'arrêtent jamais alors qu'on aimerait bien avoir le temps de savourer une phrase, d'y réfléchir... Tu fais partie des auteurs cruels, qui malmènent leur public. Ce n'est pas commercial, mais quand on aime, on est accro...


Les ressemblances et les différences des deux personnages hors miroir tiennent lieu d'intrigue. Tous deux blessés dans leur narcissisme, elle trouve la rédemption dans le miroir, alors que lui joue avec l'idée du peut-être, mais ne parvient pas à l'affronter. On se dit que le hasard n'existe pas et que ces deux-là se sont reconnus, même si l'histoire doit suivre son cours inéluctable. Quand on y ajoute le reflet de chacun et ce qui se passe entre les deux reflets, c'est un kaléïdoscope d'identités qui s'entremêlent, et se retrouvent pour mieux se perdre... Je suis personnellement très impressionnée par ce genre d'exercice de haute voltige!

Sur le plan de la mise en scène: la fille est allongée tout le temps; quand tu dis qu'elle se tourne vers le miroir, en fait elle ne peut tourner que la tête. J'y vois deux inconvénients: les spectateurs ne la voient pas bien, et dans le miroir on ne la voit pas mieux. Et si elle pouvait s'asseoir, en n'étant attachée que d'une main? Mais peut-être as-tu choisi la position couchée et immobile pour signifier sa totale impuissance.


Quelques détails:
- éducation qui tenait tant à maman: à laquelle maman tenait tant, non?
- cette religiosité qui te faisait peur, t'ouvrir..., avoir... : tu mets sur le même plan un nom et des verbes, ça choque un peu l'oreille


Des fautes de frappe:
- le champagne allait couler à flots
- tout ce que je peux te dire
- je ne dévore les lignes
- moi je dis que ce sont les morts
- pourquoi tournes-tu le dos au miroir?
-afin de ne pas entendre les gémissements
- tu es toujours un peu plus pâle
- la fille dans le miroir m'a pardonné


Quand tu publieras en un recueil toutes tes nouvelles sur le thème du miroir, je pense que ce texte constituera une fin élégante...
Narwa Roquen,vulnerant omnes...


  
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Réponses à ce message :
5 le fameux lâcher prise ... - z653z (Ven 27 mar 2009 à 00:47)


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