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De : Aredhel  Ecrire à Aredhel
Date : Dimanche 17 septembre 2006 à 17:47:54
Voici mes exercices, ils sont en prose, ne m'en veuillez pas, je ne suis pas faite pour être poète...

1°/ Concis

Dame Cigale a chanté tout l’été, grand bien lui fasse. À présent c’est l’hiver : plus rien à déguster...
Dame Fourmi a son grenier rempli, grand bien lui fasse. À présent c’est l’hiver : Cigale est affamée... Fourmi n’en a que faire.

2°/ Familier

C’est l’hiver et il fait froid.
« Sans rire ! » m’interrompt Cigale-la-casse-pieds.
Chut ! C’est moi qui raconte ! J’disais donc, il fait froid. Du coup, comme d’un fait exprès, y’a plus rien à bouffer. Ouais enfin, sauf chez l’autre radasse, la voisine, la fourmi quoi...
« Dit donc la narratrice, t’as rien d’mieux à raconter ?! J’sais pas moi, quequ’chose qu’on sait pas encore par exemple ! » me balance la foutue Cigale en pleine poire d’une voix enrouée d’insecte enrhumé.
Là c’est clair que personne n’viendra l’écouter s’égosiller... Elle peut toujours s’gratter... !
« Il est naze ton jeu de mot ! » braille encore l’espèce d’excitée gelée.
Si vous saviez (rires)... Elle est vexée parce que Fourmi l’a envoyée paître quand elle lui a quémandé à becter... C’était trop comique ! Imaginez la scène : une Cigale hystérique dégoulinante sur le sol nickel de la Fourmi ! Grave erreur : la bûcheuse a dû sortir la serpillière... ! Dès lors, du balais l’enquiquineuse... Pas maligne aussi la bestiole d’aller salir chez la voisine...
« Oh ! Ça va hein ! On n’a pas besoin de tes commentaires ! »
Bon, bah Cigale n’veut plus qu’j’en cause... Alors j’vais la regarder clamser en silence...

3°/ Soutenu

Sous un ciel azuré et un magnifique Soleil, chaque créature vaque à ses occupations. Les Abeilles, fines ouvrières, volettent de fleur en fleur, récoltant assidûment un pollen parfumé aux odeurs du jeune automne pendant que les Papillons, seigneurs éphémères, s’évertuent à permettre la prolifération de leurs espèces. Un peu plus loin, les Fourmis, courageuses travailleuses, moissonnent les blés dorés. L’astre divin brûle leur peau, mais l’hiver n’est pas si loin, il faut prévoir. Fourmi (c’est son nom) relève sa tête endolorie et éponge la sueur de son front d’un revers de sa deuxième patte, les cinq autres étant consciencieusement occupés à la cueillette. Soudain, un son plus clair que les tourments de la rivière sur les galets vint perturber l’ensemble des activités en cours. Au dessus d’eux, sur une feuille d’Olivier argentée, Dame Cigale, duchesse de cette contrée et ambassadrice du printemps, exerçait sa voix comme à l’accoutumée en entonnant une douce mélodie. Après quelques secondes, chacun repris son ouvrage au rythme des délicieux crissements de la Belle. À chaque jour sa ritournelle, jusqu’au matin où plus rien ne fut comme avant...
Blanche et immaculée, la neige scintillait sous le faible soleil hivernal. Cigale descendit de son arbre nu et se sentit défaillir alors que ses frêles pattes, peu enclines à la marche, frôlaient la poudre froide encore vierge. Le vent du nord lui rappela ensuite qu’elle n’avait point songé à la confection de ses habits de saison. Courage et illusions. Dame Cigale partit en quête de nourriture. Mais le gel l'ayant devancée, elle ne rencontra que le néant... La pauvre duchesse sentit alors tout son corps l’abandonner, en proie à la froideur mortelle qui la saisissait. Pourtant, une idée germa dans son esprit tourmenté, sursaut de désespoir. Non loin d’ici habitait Fourmi, vaillante et prévoyante... Assurément, Fourmi lui prêtera pitance, peut-être même lui offrira t-elle l’hospitalité de son foyer chauffé. Après tout, Cigale ne lui avait-elle pas fait profité de sa superbe voix ? Aussi notre noble insecte se mit en route, à bout de force mais sure d’elle.
Dans sa masure, Fourmi réchauffait le dîner. Il émanait d’ailleurs de sa préparation un délicieux fumet. Un léger frottement contre la porte alerta la cuisinière. Elle ouvrit et découvrit une pauvresse sale et dégoulinante. Fourmi ne cacha point sa moue de dégoût, mais Cigale tenta sa chance. Après un discourt d’une mièvrerie incomparable, elle supplia sa voisine de lui prêter à manger, lui promettant une récompense dès la saison nouvelle. La Fourmi l’écouta, non sans trépigner – ce qui est un signe d’impatience évident chez les fourmis -, puis finalement lui répondit :
« Ma noble Dame, sauf le respect que je vous dois, n’étant dans ce monde qu’une pauvre travailleuse, il ne serait en aucun cas vous rendre service que de vous offrir gîte ou couvert. Vous y prendriez goût, et alors que ferrez vous l’année prochaine ? La même chose j’en suis fort aise. Je me souviens que vous chantiez, je ne puis que vous conseiller de danser à présent ».
Aredhel, qui s'est bien amusée lors de cet exercice...


  
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3 Commentaires Aredhel - Narwa Roquen (Ven 22 sep 2006 à 19:38)


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