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De : Maedhros  Ecrire à Maedhros
Date : Samedi 14 septembre 2013 à 20:14:06
Ce récit tord les codes classiques du conte de fée. Il en fait une lecture strictement freudienne. Le célèbre psychanalyste ne les a-t-il pas étudiés de près dans son livre de 1913 (1)? Cette histoire possède deux faces, la première étant aussi ténébreuse que la seconde est lumineuse.

L'utilisation de la 1ère personne permet d'adopter une tournure familière pour le récit, ce qui le rend plus vivant, surtout que tu le parsèmes d'un florilège de mots tombés en désuétude. Mais ils coulent sans difficulté et se comprennent aisément, tant ils sont imagés. Mention spéciale toutefois pour "éplapourdie" (merci Google!). Peut-être que le terme "gage" aurait été préférable à "paie", qui sonne plus moderne.

Les personnages sont fidèles au canon du conte de fée : une jeune fille à l'aube de sa féminité, une noire et glauque menace qui rôde au-dessus du symbole de la virginité, cette virginité qu'elle a perdue, le prince charmant qui la sauve d'elle-même et bien sûr la magie qui dénoue toute l'histoire.

J'ai bien aimé la façon dont tu as imaginé la transmission du pouvoir et les petites histoires dans la grande. Bien vu la convoitise de la mère de Kaëlig, ce seigneur généreux. Celui-ci est un prince charmant qui n'est rien d'autre qu'un apprenti équarisseur! Tu dépeins tout en finesse l'horreur de ce père indigne aidé par une épouse complice qui pousse entre ses pattes ses filles afin de s'y soustraire elle-même. Rien n'y décrit, tout est suggéré et cela fait d'autant plus frissonner. Comme à ton habitude, tu te montres redoutablement à l'aise dans les mille détails qui composent cet univers. Tu ne te départis pas de cette forme de proximité affectueuse avec tes personnages, même ceux du deuxième plan (la vieille Henriette!).

Le style est fluide (normal!) et l'action ne s'essouffle pas. Il y a du Fantasia dans la façon dont Patience se sert de l'eau. Encore freudien. Bon, il n'y a pas de ballet de balais mais cette eau qui prend vie et s'ébroue m'y a fait furieusement penser. Le titre évocateur rend très bien compte d'ailleurs de cette énergie liquide. J'y ai vu aussi un clin d'oeil à l'histoire Do! On lave toujours à grande eau, non? Et puis, les femmes ne gardent-elles pas leurs eaux jusqu'à leur délivrance? Mais là, je m'égare!!

Au final, un conte de fée plus noir qu'il n'y paraît, tourmenté sous la surface. Heureusement, il finit bien. Et ça, n'est-ce pas le plus important dans un conte de fée?

M

(1) L’intervention dans les rêves du matériel des contes de fées


  
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