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 WA - Participation exercice n°18 - partie 4 Voir la page du message Afficher le message parent
De : Maedhros  Ecrire à Maedhros
Date : Samedi 23 juin 2007 à 22:25:22
C'est la fin de l'histoire. Il y a ces vers qui trottent dans ma tête :

He's a mouse in a maze
With its so many ways
But there's only one way to get out

Avez-vous trouvé les souris?

_____________

La banlieue, pas celle des cités, plutôt celle du Vesinet, renferme bien des secrets. Certains sont inavouables, d’autres sont autant de gemmes délicates, loin des tumultes de ce monde. J’en ai découvert une, grâce à l’un de mes informateurs appointés, blottie tout au fond d’une voie privée. Encadrée par de grands arbres, protégée par de hauts murs hérissés de tessons de bouteilles et par un système ingénieux de caméras de surveillance. Vous me connaissez maintenant, cela ne m’arrête pas plus d’une poignée de minutes. J’aménage une brèche et je me faufile à la barbe et au nez des yeux et des oreilles électroniques. C’est ce genre d’exploit qui m’élèvera entre mes pairs !

Comment la décrire ? Vous avez vu le film «Autant en emporte le vent », vous souvenez-vous de la plantation où vit la belle Scarlett ? Elle lui ressemble étrangement. On dirait un temple grec avec ses colonnes soutenant un balcon qui en fait tout le tour. Celle-ci est d’une blancheur immaculée, artistiquement éclairée, ce qui souligne la perfection de ses proportions. Cette nuit, je ne me refuse rien. C’est un vrai duc qui habite à cette adresse, qui a fait fortune lorsque la France avait encore un empire colonial! Curieusement, mes informations sont assez lapidaires, justes suffisantes pour ne pas écarter cette opportunité. D’après le cadastre, ses plans auraient été conçus vers 1880 par Henry Howard, un architecte américain réputé pour ce style de construction.

Aujourd’hui, son Altesse le Duc de Liancourt, car c’est comme ça qu’il faut dire, est recluse chez elle. Le duc est très vieux et ne sort plus beaucoup. Il vit apparemment avec une assistance médicale importante. Toutefois, il détient ce que tout voleur rêve de posséder. Non, ce n’est pas la panthère rose ! C’est le diamant de l'Espoir, qui ornait jadis une idole indienne et qui aurait été dérobé par un prêtre hindou. Ce diamant sème la mort derrière lui. J’ai lu tout un article à son sujet. Ca fait froid dans le dos je vous dis. Son dernier possesseur en aurait fait don au Smithsonian Institute. Je ne sais pas comment il a finalement atterri ici, bien au chaud dans une chambre secrète de la maison de Scarlett, à quelques kilomètres de Paris ! Voilà ce qui m’amène cette nuit ici : le Hope ! J’ai un acheteur qui m’en donne une montagne d’or alors !

Je suis appuyé contre une des majestueuses colonnes. Aucune alarme ne s’est déclenchée ! Excellent. Encore un petit effort pour mettre hors service les dernières sécurités et je peux rentrer sans crainte. D’après ma source, la pièce secrète est située au premier étage, dans la bibliothèque. Un livre commande une ouverture dissimulée. J’ai le nom du livre. Je grimpe l’escalier monumental à double volée. Les marches sont en marbre blanc, la balustrade dorée. Non, en or ! Voilà, je suis devant la bibliothèque, salle immense aux quatre murs disparaissant derrière des étagères où semblent s’aligner des milliers d’ouvrages. Je me dirige droit vers celui qu’il faut enfoncer pour actionner le mécanisme secret. Après un léger « clic », tout un pan de boiserie s’écarte sans un bruit. C’est une alcôve de quelques mètres carrés à peine. Deux spots projettent un faisceau de lumière sur le présentoir en verre en forme de pyramide inversée placé au centre de la pièce. Il est là, étincelant de mille feux réveillés par les lumières et réfléchis par un immense miroir. Je vérifie. Non aucune alarme cachée. J’avance une main vers le fabuleux diamant quand une voix s’élève dans mon dos :

« Alors, monsieur le voleur, croyiez-vous pouvoir me voler impunément ? »

Je fais volte-face pour me trouver nez à nez avec un élégant jeune homme, élancé, aux longs cheveux blonds et au regard gris pénétrant. Des traits racés. Une sensualité anachronique je dirais. Vêtu à la dernière mode, il a cette prestance des dandys des magazines. Il garde les mains croisées dans son dos, négligemment appuyé au chambranle de la porte dissimulée. Qui peut-il être ? Le fils du Duc ? Un garde du corps ? Ou alors...non, le duc est grabataire ! Il n’y a pas de sexe là-dedans. Je suis un voleur non armé certes mais non dépourvu de toute aptitude physique, surtout quand ma liberté est en jeu.

Dans ces coups de temps-là, il faut faire en sorte de se dégager au plus vite. Je m’élance vers l’obstacle qui me barre la route. Je le heurte de plein fouet en lui mettant au passage un direct du gauche à la mâchoire. J’aurais heurté un mur de béton que cela ne n’aurait pas fait plus d'effet. Et lui n’a pas bougé d’un pouce. Je suis repoussé en arrière, hébété ! Il sourit toujours - ses dents sont d’une telle blancheur - en me regardant comme on regarde un garnement qui a fait une bêtise mais qu’on aime tant qu’on lui pardonne dans l’instant.

« Que me veux-tu à la fin ?
- Que te voudrais-je, moi, le Duc de Liancourt ?
- Tu ne peux être le Duc ! C’est un vieillard grabataire !
- C’est une longue histoire ! Disons que ta version est la version officielle. Je vais te confier mon petit secret Je ne suis pas tout à fait le Duc de Liancourt vois-tu ! J’ai emprunté ce nom car il est si proche du mien. Le mien est Lioncourt. Dis-le ! » Le ton de sa voix est impérieux.
- Tu t’appelles Lioncourt » !
- Cela fait si longtemps que je n’ai pas été appelé ainsi. Où sont-ils passés ? Nicolas, Louis, Claudia , David....Ils sont si loin ! Mais tu es là ce soir. C’est une nuit propice, une nuit complice. Ma nuit ! »

Sans que je ne puisse rien y faire, il se précipite sur moi et ses mains agrippent mes épaules. Il est d’une force prodigieuse. Je ne peux détacher mon regard du sien où brûle un enfer inaccessible. Il approche son visage du mien lentement, tout en me repoussant contre la paroi.

C’est irrésistible. Je suis fait comme un rat ! Moi, qu’on surnomme le Chat ! Il est si près que je peux sentir son haleine parfumée. De dégoût, je tourne la tête :

« Pourquoi suis-je tout seul dans le miroir ? »


M


  
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Réponses à ce message :
3 Exercice 18 : Maedhros => Commentaire - Estellanara (Lun 9 jul à 15:29)
3 Commentaire Maedhros, ex n°18 - Narwa Roquen (Ven 29 jun à 16:21)
3 Mh mh.... - Elemmirë (Lun 25 jun à 10:08)
       4 Attention Spoiler.... - Maedhros (Lun 25 jun à 14:53)


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