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 gestalt-thérapie Voir la page du message Afficher le message parent
De : Maedhros  Ecrire à Maedhros
Date : Lundi 20 juillet 2015 à 19:21:44
Idées noires...

D'abord, cela m'a remis en mémoire une bande dessinée culte signée Franquin, le père de Gaston, horriblement gaie ou joyeusement déprimante. Cela tombe bien, puisqu'une partie de ton histoire puise dans la bande dessinée.

Ensuite, la narration à la deuxième personne du singulier est habile. Elle place le lecteur dans la peau du héros (là, de l'héroïne). Le lecteur, qu'il le veuille ou non, fait siennes les réactions du héros. Et cela instaure aussi une sorte de dialogue feutré avec celui qui a écrit l'histoire. A bien y réfléchir, cela fait un petit moment que je n'ai pas eu recours à ce style de narration...

Ensuite, l'intrigue elle-même. Le pouvoir que transmet Tony à Sarah est extraordinaire ! Dans cette histoire, il y a quelque chose d'Inception, où l'esprit crée un monde, et quelque chose de Space Jam, qui mélange cartoons et réalité. Et puis quelque chose de ces vieux films d'animation russes qui opposaient au rouleau compresseur des dessins animés américains, une douce poésie slave, lunaire et fragile (comme un peu l'école italienne aussi !). Ce que j'apprécie dans cette histoire, c'est son côté pudique. Tu ne dévoiles que l'indispensable mais autour, tu brodes une dentelle de petits détails de la vie quotidienne qui donne à l'ensemble une langueur et une lenteur particulières.

Il y a peu de personnages aussi. A peine une poignée. Sarah, Tony, Dolorès, l'inconnu dans le métro, le policier. Ils sont tous bien campés, avec juste la distance nécessaire. Peut-être abusivement, j'ai cru reconnaître dans ce récit des éléments assez proches de la gestalt-thérapie ! Faut-il voir un parallèle avec la Sarah biblique, qui a été mère également de façon miraculeuse ? En effet, ta Sarah est plus proche des machines que des hommes, sans doute traumatisée par l'agression dont elle a été victime. Ce n'est pas Sarah Connor (joke : je viens de voir le dernier Terminator !). Mais cette agression, qui fait écho à un triste fait de société qui semble prendre de l'ampleur, conduira Sarah à concevoir la créature de ses ténèbres. Il y a enfin, une approche très originale du rapport créateur-créature, que tu places au-delà du bien et du mal, ou du beau et du laid. La fin est toute en nuance.

En tous cas, la progression est fluide et le style convient parfaitement à l'ambiance. Il y a de belles expressions :
- bourdonnement lointain du périphérique, semblable au chant d’une cigale titanesque.
- il ressemble à une tâche d’encre, plus griffonné que tracé.
- La gomme et le destin du monstre sont suspendus (cela me dit quelque chose, ça, non ?)

Au rayon des bricoles :
- Sidonie est l'un des premiers dessins que tu as éveillé : éveillés
- Et si tu avais eu tord ? ...tort ?
- Ca fait des années que la plupart d’entre eux te prend : te prennent (source : Larousse)
- boucles impeccable sur ses cheveux argentés : impeccables
- au dessus : au-dessus.

Au final, un texte preaant et habile, surréaliste plutôt que fantastique, sombre mais avec un espoir à la fin. Bravo.

M


  
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4 Merci pour ta lecture ! - Estellanara (Mar 21 jul à 20:44)


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